Les Jours : nouveau pure player

Lancement du pure player Les Jours

Rencontre. Depuis son lancement le 11 février dernier, le Les Jours fait du bruit dans le monde des médias. Le site d’information généraliste démarre avec une version « pilote » à 1€ par mois avant que la version finale ne soit prête (comptez 9€ par mois). Un projet pour le moins innovant sur la forme. 

La rédaction s’est installée au troisième étage d’un petit immeuble, tout près du bassin de la Villette, à Paris. Et dès la sortie de l’ascenseur, on se retrouve dans l’univers du pure player Les Jours. Stickers sur la porte et les murs, poster à l’effigie de leur média, post-it avec des « To-Do » sur les murs de la rédaction.. Et surtout beaucoup de lumière ! A l’entrée, une grande table pour les conférences de rédaction, accompagnée de plusieurs postes de travail, pour la plupart vides. « Lorsque la rédaction est à moitié vide, cela montre que l’on travaille et qu’on est surtout sur le terrain », sourit Sophian Fanen. Journaliste, il est aussi l’un des co-fondateurs du site Les Jours.

Ce projet, les huit anciens de Libération l’ont en tête depuis 2014. Au départ, il était question de redonner un coup de souffle au journal. Mais après son rachat, les journalistes quittent Libération et se lancent dans l’aventure, alliés avec un entrepreneur. Il leur aura fallu un an pour pouvoir mettre au monde leur projet et le lancer officiellement.

Un nouveau format proposé

Connaisseurs du web, c’est tout naturellement qu’ils décident de lancer un pure player. « Et puis il faut être réaliste, pour lancer un journal quotidien, il faut beaucoup de moyens et beaucoup de monde pour produire l’ensemble des articles », ajoute Sophian. Tout comme Mediapart, Les Jours est un site d’information quotidien indépendant et sans aucune publicité. « On souhaite se financer seulement avec les abonnements et les investisseurs. », précise-t-il.

Un petit nouveau dans le monde des médias qui innove de part son format. Fini les multiples rubriques, Les Jours préfèrent les « Obsessions ». Sur le même système que les séries télévisées, les journalistes suivent une actualité qui les obsèdent et réalisent plusieurs épisodes. De quoi rendre accros les sérivores… ou ici, les articlovores (comprenez : amateurs d’article) ! « Les lecteurs aiment bien ce format. Il y en a même qui ont dévoré la série sur l’école, et qui attendent avec impatience le prochain épisode ! », nous confie Sophian.

Un grand lancement pour un petit média

Et pour se lancer, les journalistes ont eu recours au . Plus de 80 000€ collectés en seulement 40 jours. Chaque participant de cette campagne devenait officiellement un abonné fondateur.  Avant même de commencer, le site possédait déjà près de 1 500 abonnés. Un très bon démarrage, d’autant plus que pour atteindre l’équilibre financier attendu, il leur faut 25 000 abonnés d’ici à 3 ans, avec une équipe de 25 salariés (dont 20 journalistes). Encore faut-il convaincre les gens de payer 9€ par mois.. le prix d’un menu maxi best-of au Mc Do ou d’un abonnement Netflix !

Photo de Une : © Sarah Wargny

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Sarah Wargny

Journaliste en contrat pro chez M6, je m'intéresse au renouveau de mon métier. C'est donc très motivée que j'ai entamé l'aventure Medialism ! Contactez-moi

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