Marche publicitaire

Facebook et Google sur le marché publicitaire

Tandis que plusieurs médias connaissent des difficultés à concentrer leur audience sur le web, Facebook et Google ne cessent de grandir.

« 85 centimes de chaque dollar investi dans la publicité web iront chez Google ou Facebook » confie Brian Nowak, analyste au New-York Times. Le progrès toujours croissant des réseaux sociaux tels que Facebook montre un fort intérêt des agences publicitaires pour ce média social. Si un tel monopole est possible, c’est au détriment des médias web qui s’effondrent parfois, ou qui peinent à suivre le mouvement. C’est ainsi que Salon.com, site web pionnier d’édition, a annoncé un nouveau tour de compressions budgétaires et de licenciements.

Une transition difficile pour les médias

Les entreprises ne sont plus maîtresses de leur sort puisque, comme le rappelle l’article du New- York Times, « (…) le marché publicitaire est un marché instable qui est devenu risqué ». Ce marché risqué cause la migration des médias pour les applications de smartphone. L’audience a changé et se dirige doucement vers les téléphones portables où les utilisateurs peuvent être mieux avertis à n’importe quel moment.

Beaucoup de médias, tout comme la publicité, ont opté pour cette alternative à l’image du Monde ou encore du New York Times, ce qui pose problème pour les médias web. Faute d’audience, ces entreprises ne peuvent plus s’étendre et se développer grâce aux revenus engendrés par la publicité sur leurs sites. Tout cela mène plusieurs entreprises à licencier une grande majorité des employés ou bien à périr. Mashable, un site qui a atteint 15 millions de dollars, a licencié 30 salariés, tandis que Buzzfeed s’est vu questionné sur ses revenus par des investisseurs inquiets par le marché. Les médias doivent faire face à cette nouvelle réalité du marché publicitaire toujours plus imprévisible. C’est un nouvel enjeu qu’ils doivent prendre en compte s’ils veulent se voir prospérer.

Le cas Facebook

Un rapport analytique de la société parse.ly rapporte que Facebook représente plus de quarante pourcents du trafic web à lui seul. Le futur monopole auquel les médias devront faire face est celui de Facebook qui devient un rival puissant dans ce marché publicitaire. Facebook sera plus qu’un réseau social, mais bel et bien, un média social grâce à ses nombreux projets présentés lors de la Conférence annuelle de Facebook 2015. Il va ainsi alimenter la concurrence entre les médias même si plusieurs éditeurs tentent de suivre le mouvement et de perdurer.

La maîtrise du marché publicitaire ne peut faire que des rivalités, et parler d’une véritable « guerre des médias » peut avoir son sens. Plus qu’une course à la nouveauté ou au buzz, les médias doivent prendre d’autres facteurs en comptes tels que les facteurs économiques. Même si Google et Facebook remportent la grande majorité des revenus publicitaires, il reste une rivalité croissante entre les entreprises. Certaines d’entre elles se voient déjà regretter leurs investissements puisque M. Malik explique au New-York Times que s’il devait démarrer son entreprise aujourd’hui, il ferait une page Facebook. Avec une page Facebook, c’est une forte visibilité et un bon moyen d’aller chercher des potentiels clients.

 

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