état d'urgence

Veille: s’interroger sur l’état d’urgence et sur les aides à la presse

Au sommaire de ce qu’il ne fallait pas manquer ce weekend : le Syndicat National des Journalistes a appelé à manifester contre l’état d’urgence, un journaliste canadien s’interroge sur la légitimité des aides gouvernementales à la presse, Quartz voit un avenir très sombre pour les étudiants en journalisme, et enfin, Scoop.it vous donne une super astuce pour inciter vos lecteurs à souscrire à votre newsletter.

  • Le Syndicat National des Journalistes prend position concernant l’état d’urgence

Ils l’ont annoncé sur leur site, le SNJ a participé à la manifestation du 30 janvier contre la prolongation de l’état d’urgence. Le syndicat rejoint donc les rangs de la Ligue des Droits de l’Homme et du collectif « Nous ne céderons pas! » dans le mouvement de protestation. Lire davantage sur le site du SNJ

La prolongation et la constitutionalisation de l’état d’urgence a créé un débat national dans lequel chaque citoyen français devrait prendre position. Celle du SNJ devrait au moins amener les journalistes à s’interroger sur les retombées du dispositif sur la profession, la liberté d’informer, et la liberté de la presse.

  • « Les aides gouvernementales à la presse sont une mauvaise idée » (en anglais)

Lorne Gunter est journaliste et chroniqueur politique pour le Sun Canadien. Dans un édito paru ce week-end, le chroniqueur donne son opinion sur les aides gouvernementales à la presse et explique pourquoi elles sont une mauvaise idée, même si elles partent d’un bon sentiment (la diversité de la presse pour une démocratie en bonne santé). Le principal argument avancé est bien sûr la dépendance dangereuse de la presse vis-à-vis de l’Etat. Gunter prend pour exemple le gouvernement suédois, qui aurait trouvé le moyen (une « clause de démocratie ») de réduire les aides alloués aux médias qui se prononçaient contre l’accueil de réfugiés en Suède.

Si l’exemple est à prendre avec des pincettes (Gunter ne source pas son information), son édito nous amène à nous interroger sur le système français, où les aides à la presse constituent une part conséquente des budgets des médias. Lire davantage sur le site du Sun.

  • « La prochaine génération d’étudiants en journalisme n’a aucune idée de ce dans quoi elle se lance » (en anglais)

Quartz a l’air bien pessimiste sur le sort de la profession de journaliste. Erica Berger s’essaie à une réflexion sur ce que font les médias en ligne au journalisme aujourd’hui (en 6000 signes *lève les yeux au ciel*): « La pression constante des deadlines et de l’économie du journalisme peut engendrer un sentiment d’impuissance. Et quand les journalistes se sentent impuissant, non seulement ne sont-ils plus capables de faire leur boulot correctement, mais ils arrêtent de vouloir le faire correctement. »

Chez Medialism, on est très optimistes. Internet a, certes, provoqué une crise du journalisme, mais la crise n’est pas la fin des haricots, la crise, c’est le renouveau. Du coup vous pouvez lire l’article alarmiste au possible de Quartz, mais vous pouvez aussi lire notre page « A propos » dans lequel on vous présente notre projet éditorial: vous donner un aperçu de l’avenir du journalisme qui ne passera que par une seule chose: Internet.

  • Comment se construire une bonne liste de diffusion? (en anglais)

Le blog de Scoop.it regorge de mille et une astuces pour promouvoir son contenu sur internet. Celle d’aujourd’hui est fondamentale: elle vous explique comment faire en sorte que vos lecteurs souscrivent à votre newsletter, une source de traffic à ne surtout pas négliger. Chez Medialism, on est en pleine préparation du lancement de notre première newsletter, on va donc suivre les bons conseils des spécialistes du marketing de contenu de Scoop.it. Lire davantage sur le blog de Scoop.it.

 

Photo de une: Pierre Selim (Wikimedia Commons)

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Tiavina Kleber

Impétueuse journaleuse élevée par les Internets. Médias, économie et innovation @Medialism_fr. Rookie @PrismaMedia.

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