pigiste

Statut de pigiste : les indispensables à connaître

L’image du pigiste est assez négative. On l’associe souvent aux jeunes journalistes qui débutent… et qui galèrent. Une image pourtant réductrice de ce statut. Cependant, avant de vous lancer dans l’aventure de la pige, de nombreuses choses sont à savoir.

Le pigiste est un journaliste payé à la pige, c’est-à-dire à l’article, en fonction du nombre de signes qu’il écrit pour un journaliste de presse écrite, à la chronique pour un journaliste radio ou au sujet pour un journaliste télé. Seul le mode de rémunération le différencie d’un autre journaliste au sein d’une rédaction. Il a les mêmes droits et les mêmes devoirs.

C’est en 1974, avec la loi Cressard que le terme de pigiste est intégré dans la Convention collective nationale des journalistes. Avant, ce statut était très bancal. C’est d’ailleurs un statut très atypique, qui n’existe qu’en France.

Pigiste : un statut particulier

Un journaliste pigiste a la possibilité de collaborer avec un ou plusieurs médias.

Le pigiste n’est pas un journaliste freelance… Il a un lien de subordination avec son employeur, c’est-à-dire qu’à partir d’un certain nombre de piges écrites pour la rédaction, l’employeur doit licencier le pigiste avec des indemnités s’il ne souhaite plus l’employer. Cependant, aucun contrat de travail n’est rédigé, ce sont les fiches de paye qui attestent du lien de subordination avec l’employeur.

Le pigiste n’est pas non plus un intermittent du spectacle… 

Enfin, il n’est pas recommandé d’avoir le statut d’auto-entrepreneur lorsqu’on est pigiste, car en tant qu’auto-entrepreneur il perdrait de nombreux droits acquis aux pigistes.

Comme tout salarié, le pigiste a des droits sociaux : il cotise au régime de la sécurité sociale, il a droit au congé maternité, maladie, congés payés, 13e mois…  Il doit également être augmenté en fonction de son ancienneté, avec une prime d’ancienneté au bout de cinq années de collaboration. En cas de licenciement, on fait la moyenne de ce qu’il gagnait les 12 ou 24e derniers mois que l’on multiplie par le nombre d’années durant lesquelles il est resté dans l’entreprise.

Quelques chiffres… 

60% des jeunes journalistes qui ont la carte de presse sont pigistes.

15-20% des journalistes sont pigistes.

Parmi les pigistes, 67% travaillent dans la presse écrite, 14% à la télévision, 9;5% en radio et 2,5% en production audiovisuelle.

Tarifs des piges

Il y a un barème minimal de paye pour quatre types de presse : PQN, presse magazine et d’opinion, radios locales privées et agences audiovisuelles. Pour un feuillet (1 500 signes), le tarif varie de 15 à 30 euros  en presse locale. Il peut aller jusqu’à 120 à 150 euros, notamment pour les magazines féminins comme ELLE.

Presse magazine d’actualité : environ  100 euros brut

Presse spécialisée : 80 à 100 euros

Chronique radio : 250 euros.

JRI : 80  à 190 euros pour la journée.

Attention, tout article commandé doit être payé même si la rédaction ne l’utilise pas !

Plus d’informations sur le site du SNJ

 

 

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Marine Delcros

En contrat de professionnalisation au sein du groupe de presse hebdomadaire Publihebdos, je me lance dans l'aventure Medialism pour traiter du sujet qui me passionne le plus : le journalisme et ses mutations, bien sûr !

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